Une séance balai et quelques débats de principes

Pour sa dernière séance de l’année, le conseil municipal était appelé à voter une vingtaine de délibérations sur le renouvellement de plusieurs conventions et contrats, des augmentations de tarifs mais aussi la modification des rythmes scolaires et les ouvertures dominicales dérogatoires des magasins de détail en 2018.

Les tarifs des accueils de loisirs, de la garderie et de la restauration scolaire augmenteront en moyenne entre 2% et 4%. Toutefois, les élus Heillecourt un avenir partagé ont relevé l’augmentation plus importante appliquée au bas (+2,9%) qu’au haut (+1,7%) du barème des tarifs de la restauration scolaire. Ils ont aussi soulevé la question du tarif unique de la garderie (2,50€) pour le matin et/ou le soir et interrogé sur son articulation avec la création le 1er septembre 2018 d’une étude surveillée (1,20€), alors que le dispositif « devoirs faits », mis en place gratuitement dans les collèges fin 2017, pourrait être étendu aux écoles primaires en 2018.

La délibération sur le retour de la semaine de 4 jours de classe à la rentrée de septembre 2018 dans les écoles d’Heillecourt a permis de déplorer l’absence de prise en compte des rythmes de l’enfant pour un bon apprentissage scolaire. Hervé Willer a dénoncé « les acteurs et décideurs, à tous les niveaux, qui ont collectivement failli sur ce sujet « , soulignant que « les chronobiologistes dénoncent les conditions d’apprentissage imposées aux enfants en France, avec la durée inadéquate de la journée scolaire, allongée du fait du nombre insuffisant de jours de classe dans la semaine et du nombre insuffisant de semaines de classe sur l’année …/… Tout autant que le système précédent des 4,5 jours de classe, amputé du vendredi après-midi dans la dernière version, le retours aux 4 jours n’est pas à la hauteur des enjeux pédagogiques et de la question des rythmes pour les enfants des écoles maternelles et élémentaires. » Lire l’intervention

Les élus Heillecourt un avenir partagé ont voté contre la proposition d’ouverture dérogatoire des magasins 11 dimanches de l’année 2018. Rappelant les remarques déjà formulées sur la même délibération pour 2017 et constatant qu’un groupe de 7 communes du Grand Nancy se distinguent avec 11 ouvertures dérogatoires sur un maximum de 12 autorisé par la loi, Hervé Willer a renvoyé ce débat « au sujet récurrent du déclin des commerces de centre-ville en demandant, pardon pour l’expression, à qui profite le « crime » de cette fuite en avant des dérogations d’ouverture du dimanche ? La réponse est en partie dans la question : à court terme aux zones commerciales mais à plus long terme à personne. Et cela, Monsieur le Maire, ce n’est pas la loi ou les normes qui obligent, ce sont les choix des élus locaux qui jouent parfois aux apprentis sorciers. » Lire l’intervention

Les autres délibérations ont été adoptées à l’unanimité à l’exception de la décision modificative du budget 2017 réajustant les charges de personnel de 100 000€ pour couvrir des dépenses non prévues dans le budget initial.