Une séance marathon pour peu d’enjeux

21 délibérations étaient inscrites à l’ordre du jour de ce dernier conseil municipal avant la pause estivale. Beaucoup de délibérations relatives à la signature de conventions, de demandes de subvention, d’adhésion à divers groupements de commandes et d’actes de gestion à faibles enjeux.

Ce qui conduira Hervé Willer à faire une communication en fin de séance sur l’intérêt d’un conseil municipal avec 29 élus pour une « chambre d’enregistrement », alors que « les dossiers importants, à forts enjeux, pour notre commune sont traités et décidés ailleurs (au Grand Nancy) ». Il a alors interpellé Pascale César, suppléante du député Laurent Garcia, sur la perspective de définir, avant le 1er janvier 2019, les modalités d’élection des conseillers métropolitains au suffrage universel direct, comme le prévoit un article de la loi de 2014 sur les métropoles, afin de « renforcer la gouvernance, la légitimité et la visibilité ». Il n’a pas manqué à cette occasion de justifier cette réforme nécessaire en fustigeant « la gouvernance en vigueur depuis de trop nombreuses années dans le Grand Nancy avec un jeu de dupes, des marchandages, des postures afin de conserver son influence pour certains ou l’étendre pour d’autres, et tout cela au détriment de la qualité du débat public, du sérieux de la gestion de la collectivité mais aussi de l’intérêt des citoyens censés être au coeur des politiques publiques ». (lire l’intervention)

Les élus Heillecourt un avenir partagé ont exprimé leur désaccord sur le contenu de la délibération relative aux conventions d’utilisation des bâtiments communaux par les associations. Il s’agirait en effet d’une part de limiter l’utilisation de ces bâtiments à 23 heures en soirée et d’autre part de facturer aux associations le coût des interventions consécutives à une mauvaise manipulation des alarmes protégeant les bâtiments. Hervé Willer a souligné que « le dispositif envisagé ne tient pas compte de la diversité des équipements et du nombre d’utilisateurs et qu’il paraît plus coercitif qu’incitatif ». Il a proposé un système de « mise en sécurité automatique des bâtiments en fonction des conditions d’utilisation prévues » permettant de libérer les utilisateurs habituels dans les horaires autorisés de ces contraintes de gestion de la mise en sécurité. Il a indiqué craindre « que la signature de conventions pour réguler tout cela ne soit qu’une manière de se donner l’illusion de régler les problèmes, sans avoir pris la peine d’envisager une autre manière de gérer l’utilisation et surtout la mise en sécurité des bâtiments ». Les interrogations soulevées ont amené le Maire à indiquer que des adaptations seront toujours possibles. (lire l’intervention)

L’organisation de la classe de neige des CM2 début 2019 a été votée à l’unanimité, de même que la titularisation de personnels techniques des écoles jusque-là contractuels.