La promesse de halte-gare s’éloigne, une antenne-relais s’installe

Tribune libre dans Heillecourt notre ville – juillet 2019

La communication officielle du maire et de ses adjoints manque rarement l’occasion de vanter leur politique « responsable » et leur priorité pour l’écologie et la qualité environnementale. Et pourtant, derrière les slogans se cachent des réalités un peu moins glorieuses pour ces « responsables » de décisions nuisibles aux Heillecourtois.

La métropole du Grand Nancy a récemment délibéré sur un projet de remplacement et d’extension de la ligne 1 du tram, évalué aujourd’hui à plus de 400 millions €. Dans le volet « extension » apparaît, à l’horizon 2028, une branche reliant le Vélodrome à la zone commerciale Roberval de Vandoeuvre, terminus disposant d’un parking-relais. Selon ce schéma préfigurant une gare d’interconnexion avec une liaison tram-train, la promesse de halte-gare à Heillecourt, rue Léon Songeur, s’éloigne un peu plus.

Fin août 2019, le fonctionnement du réseau Stan sera modifié. Pendant plusieurs mois, un groupe de travail a examiné les options d’évolution. Alors que Heillecourt a « brillé » par l’absence d’un élu participant à ces travaux, le maire se glorifie d’avoir obtenu une amélioration du tracé initialement envisagé pour la ligne 12. Résultat : la fréquence et la durée de trajet de cette ligne seront à peu près identiques à la situation actuelle, loin d’être une réussite pour les usagers. De plus, la ligne 14 qui dessert le quartier des Mûriers, le haut de la Grande rue et le quartier Vigne des sables / Haute Malgrange, pour rejoindre Nancy centre, est supprimée. Et maintenant que tout est déjà décidé, le maire invite à une réunion publique.

Courant mai, des habitants du quartier Vigne des sables – Malgrange ont découvert par hasard un permis de construire une antenne-relais de téléphonie mobile rue Léon Songeur, à 50 mètres des premières habitations. Ce permis signé par le maire fin mars n’a fait l’objet d’aucune information des élus et encore moins de concertation avec les habitants. Un collectif de riverains a dû déposer en urgence un recours en mairie pour se laisser le temps de contester le permis de construire devant le tribunal administratif. En effet, outre les craintes légitimes du danger des ondes électromagnétiques pour la santé, ce pylône de 42 mètres (hauteur d’un immeuble de 13 étages), constituerait une verrue dans l’environnement immédiat du quartier Vignes des sables. Il est particulièrement navrant qu’un permis de construire soit accordé pour une antenne, alors que le plan local d’urbanisme de 2013 interdit toutes les autres constructions dans cette zone de la friche SNCF. Mais le maire se dit « démuni juridiquement » et donc pas « responsable ».

Nous déplorons un tel amateurisme dans la gestion des affaires communales et ses conséquences sur le cadre et la qualité de vie des Heillecourtois. Ces « responsables », tellement sûrs d’eux-mêmes, ne voient pas l’intérêt de consulter les habitants avant de leur infliger leurs décisions. Et lorsque cela résiste, toutes les excuses sont bonnes pour se défausser de leur responsabilité, quitte même à s’arranger avec la vérité.