Le maire perd ses nerfs et quitte le conseil municipal

Cette séance du conseil municipal affichait un ordre du jour peu dense avec des délibérations générales de ratification du Plan Climat Energie ou du Contrat local de santé, et des présentations de rapports d’activité de la Métropole du Grand Nancy. Quelques points seulement concernaient directement la gestion municipale. 

La seule délibération sujette à débat portait sur l’adhésion au centre de supervision urbain métropolitain destiné à assurer un service de surveillance 24h/24 et 7j/7. Après un exposé général de l’adjoint sur ce centre, Hervé Willer a demandé les raisons de l’absence de réflexion sur le nombre de caméras susceptibles de lui être raccordées et reproché le flou sur le coût futur pour la commune (de 1 200€ à 1 800€ par caméra et par an). Cette délibération consistant à autoriser le maire à signer une convention, sans en connaître les conséquences financières, les élus Heillecourt un avenir partagé ont voté contre.

En questions diverses, Hervé Willer a dénoncé la programmation chaotique des réunions de commissions et l’improvisation de l’ordre du jour des conseils municipaux, à l’instar d’une délibération reportée qui pénalisera le personnel municipal. Il a aussi souhaité revenir sur le dossier de l’antenne de téléphonie mobile, initialement autorisée rue Léon Songeur et dont un dossier de substitution vient d’être déposé pour une installation en zone d’activité Est (proche de la déchetterie). Dès le début de la question, le maire a interrompu Hervé Willer en indiquant qu’il souhaitait « faire une communication » sur ce sujet. Après sa communication, le maire a voulu aussitôt clore la séance, refusant d’écouter la suite de la question sur la procédure en cours d’instruction de la nouvelle demande d’installation. Devant le reste de l’assemblée sidérée par la colère soudaine du maire et son départ précipité de la salle du conseil, Hervé Willer a déploré sa gestion approximative des dossiers qui oblige ensuite à avoir recours à des avocats payés par la commune. Une histoire d’antenne visiblement loin d’être terminée…