Les mauvais arguments du Maire pour fuir les questions dérangeantes

La presse, présente à la séance du conseil municipal du mercredi 25 septembre, en a rendu compte dans son édition de vendredi, sous le titre « Le Maire quitte le conseil municipal en pleine séance ». Le Maire a jugé nécessaire d’apporter des précisions dans l’édition de ce samedi, précisions d’autant plus utiles vu la confusion assez habituelle, tant sur le fond que dans la forme, de ce conseil municipal. Le Maire est joueur… mais mauvais joueur.

Pour justifier son départ précipité de la salle du conseil municipal, sous le regard médusé de toute l’assemblée, il invoque un article du règlement intérieur qui, selon lui, interdirait aux élus de poser une question d’intérêt communal, sans avoir déposé une demande écrite.

Or, comme d’habitude, le Maire qui travaille rarement ses dossiers, interprète à sa guise un règlement qu’il applique lorsque cela l’arrange.
En effet, l’article 27 du règlement du conseil municipal prévoit qu’un conseiller « peut être autorisé par le Maire à évoquer, après que l’ordre du jour a été épuisé, une question entrant dans les compétences de la commune ».

Une fois l’ordre du jour épuisé (et même au délà puisque la présentation de deux rapports d’activité du Grand Nancy n’était pas inscrite à l’ordre du jour…), deux questions ont donc été posées. C’est au moment de la deuxième question (sur l’antenne-relais de téléphonie) que le Maire l’a interrompue pour faire une « communication » sur le même sujet. L’assemblée a donc écouté ce que le Maire avait à dire avant que celui-ci déclare aussitôt la séance levée.  Joueur…

Hervé Willer a indiqué qu’il n’avait pas terminé de poser sa question. Le Maire s’est alors emporté, refusant de rendre la parole et de débattre du sujet qu’il venait lui-même d’évoquer. Il s’est levé et a quitté la salle du conseil municipal par la porte de derrière. Mauvais joueur…

La scène serait totalement risible si ce comportement ne traduisait pas le mode autocratique de la gestion de la commune. Elle devient moins risible lorsqu’on sait comment sont traités la plupart des dossiers, à l’instar de l’instruction du permis d’installation de l’antenne-relais dont les erreurs d’appréciation et de procédure coûtent en frais d’avocat à la charge de la commune, donc des contribuables heillecourtois. En interrompant la séance, le Maire n’a visiblement pas souhaité répondre de ces problèmes dont il porte personnellement la pleine et entière responsabilité.